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Mise à jour urgente : pourquoi installer dès que possible

Une mise à jour de sécurité urgente ne protège qu'une fois installée. Que faire dès la notification, et comment repérer les fausses mises à jour.

En 30 secondes

Où ça arrive
Sur le navigateur, le système de l'ordinateur ou du téléphone, et les applications, dès qu'une alerte de mise à jour apparaît.
Ce que veut l'attaquant
Passer par une faille de sécurité d'un appareil non mis à jour1, ou vous faire installer un faux correctif qui est en réalité un virus3.
Le réflexe
Installer les mises à jour dès que possible1, vérifier au besoin à la main que la mise à jour a fonctionné, et ne télécharger que depuis les sites officiels3.
Si c'est déjà fait
Conseil de la rédaction, prévenir le service informatique si vous avez installé une « mise à jour » venue d'une fenêtre ou d'une publicité.

De quoi parle-t-on

Beaucoup de gens choisissent « Remind me later » quand une alerte de mise à jour s'affiche. Or beaucoup de mises à jour existent pour corriger des risques de sécurité, et un correctif non installé ne protège personne1. La CISA tient aussi un catalogue des vulnérabilités connues comme exploitées2.

Cette fiche s'adresse au salarié qui voit passer un message de mise à jour urgente sur son navigateur, son ordinateur ou son téléphone. Elle explique pourquoi la réponse utile est d'installer dès que possible, ce que l'on vérifie ensuite, et comment distinguer une vraie mise à jour d'un piège.

Questions directes

Pourquoi installer dès que possible ?

La CISA le formule ainsi : quand une mise à jour critique est annoncée, il faut l'installer dès que possible1. Cybermalveillance.gouv.fr demande de réaliser les mises à jour dès qu'elles sont disponibles, car un seul appareil non à jour suffit à ouvrir une brèche dans l'environnement numérique3. Le NCSC britannique recommande d'appliquer les mises à jour dès que possible, idéalement de façon automatique4.

Que dit le MITRE des failles zero-day ?

Le référentiel MITRE ATT&CK les mentionne à propos de cas précis : un groupe a utilisé des attaques par point d'eau, « often with zero-day exploits »5.

Qui sait quelles failles sont exploitées ?

La CISA publie un catalogue des vulnérabilités connues comme exploitées (Known Exploited Vulnerabilities Catalog). Elle invite à y chercher les logiciels que l'on utilise et à traiter ces mises à jour en priorité12.

Que veut dire « mettre à jour dès que possible » pour un salarié ?

Le premier réflexe tient en trois étapes, d'après la CISA : surveiller les notifications, installer les mises à jour dès que possible, activer les mises à jour automatiques. La CISA précise qu'il faut installer toutes les mises à jour, en particulier celles des navigateurs web et des antivirus1.

Comment vérifier qu'un appareil est à jour ?

Cybermalveillance.gouv.fr recommande d'activer le téléchargement et l'installation automatiques quand le logiciel le permet, puis de s'assurer au besoin par une vérification manuelle que la mise à jour fonctionne3. La CISA indique de chercher dans les réglages de l'appareil, possiblement sous « Software » ou « Security », l'option « automatic updates »1.

Et si le service informatique s'en occupe ?

Dans une entreprise dotée d'un service informatique, c'est généralement lui qui met à jour les appareils et les logiciels. Sans service informatique, les collaborateurs le font sous l'autorité du chef d'entreprise3.

1Comment ça marche1 min

Les éditeurs publient des mises à jour pour corriger des failles. Si un criminel entre par une faille de sécurité, il cherche ensuite des informations sensibles à exploiter1. Tant que la mise à jour n'est pas installée sur votre appareil, la faille y reste.

Le MITRE décrit une voie d'attaque courante, la compromission par visite de site (drive-by). Un utilisateur visite un site qui héberge le contenu de l'attaquant. Des scripts cherchent alors la version du navigateur et de ses extensions, à la recherche d'une version vulnérable. Si elle est trouvée, le code d'exploitation est envoyé au navigateur. En cas de succès, l'attaquant obtient l'exécution de code sur le poste, sauf si d'autres protections sont en place5. La visite d'un site légitime compromis, ou d'une publicité malveillante diffusée par un fournisseur de publicité légitime, peut suffire à déclencher la chaîne5.

Le MITRE classe à part l'exploitation de logiciels côté poste de travail pour obtenir l'exécution de code. Parmi ses exemples, un groupe a exploité de nombreuses failles ActiveX, y compris des zero-days6, et un logiciel malveillant a utilisé une faille zero-day connue d'Adobe Flash pour s'exécuter sur les machines des victimes6.

2Ce que vous faites1 min
  • Installer les mises à jour dès la notification, sans choisir « Remind me later »1.
  • Vérifier au besoin à la main que la mise à jour a bien fonctionné3.
  • Activer les mises à jour automatiques dans les réglages1.
  • Profiter d'une période d'inactivité (déjeuner, réunion, nuit) si la mise à jour est longue : elle peut durer de quelques secondes à plusieurs minutes ou heures3.
  • Ne télécharger les mises à jour que depuis les sites ou dispositifs officiels des éditeurs et fabricants3.
  • Signaler au service informatique un appareil qui ne peut pas être mis à jour. Cybermalveillance.gouv.fr indique qu'un tel appareil doit être protégé autrement, par exemple en le déconnectant d'Internet ou en l'isolant du reste du réseau3.
3Les pièges2 min

Repousser la mise à jour

La CISA raconte le cas de Veda, qui cliquait régulièrement sur « Remind Me Later » sur son ordinateur et son téléphone. Selon le récit, le logiciel malveillant venait probablement de son fils, qui avait cliqué sur un lien menant à un site infecté. Le logiciel malveillant a alors exploité une faille connue de son système d'exploitation ancien. Elle a perdu l'accès à plusieurs comptes et de l'argent a été retiré de son compte bancaire1. Le récit de la CISA ne porte pas de date, et la page est marquée « Archived Content » : elle peut ne pas refléter la politique actuelle1.

Accepter les avertissements et les notifications d'un site

Le MITRE note que, dans une attaque par visite de site, l'utilisateur peut devoir aider le processus en activant des scripts ou des notifications, ou en ignorant des fenêtres d'avertissement5. Accepter les notifications d'un site peut aussi lui donner la permission d'exécuter du code JavaScript dans le navigateur5.

Les fausses mises à jour

Des messages qui ressemblent à des alertes de mise à jour peuvent apparaître pendant la navigation : fausses publicités ou fenêtres malveillantes. Il peut s'agir d'une technique pour faire installer un faux correctif qui est en réalité un virus3. Le MITRE décrit des actions que l'attaquant peut obtenir de l'utilisateur : ouvrir un lien ou un fichier, télécharger et exécuter un logiciel malveillant, activer un outil d'accès à distance7.

L'illustration suivante est neutralisée : l'adresse est inventée et ne mène nulle part.

Extrait
[Illustration] Fenêtre qui s'affiche pendant la navigation :
"Mise à jour requise. Téléchargez le correctif maintenant."
Bouton : hxxps://mise-a-jour-navigateur[.]exemple[.]invalid/correctif

Conseil de la rédaction : fermer la fenêtre, ne rien télécharger, et lancer la mise à jour depuis les réglages de l'appareil ou du navigateur. Cybermalveillance.gouv.fr rappelle aussi de rester attentif aux cases pré-cochées à l'installation, qui peuvent valoir acceptation d'un logiciel non désiré3.

Reporter une mise à jour seul

Le NCSC britannique ajoute que la décision de ne pas mettre à jour relève d'un niveau de direction, comme risque assumé par l'organisation4. Le NCSC recommande aussi, contre l'hameçonnage, de n'utiliser que des logiciels et appareils pris en charge et tenus à jour avec les derniers correctifs8.

Fiche

Identifiant
CP-552
Aile
5. Vie au bureau et réflexes
Compétence Brain
Déjouer l'ingénierie sociale (outsmart_social_engineering)
Réflexe Brain
cr-043
Schéma
G5 · Arbre de Décision Réflexe
Langues
de, en, fr
Sources
8 sources vérifiées le 3 novembre 2026
Sources8 sources
  1. CISA, « Update Software | CISA ». https://www.cisa.gov/secure-our-world/update-software (consulté le 3 novembre 2026)
  2. CISA, « Known Exploited Vulnerabilities Catalog | CISA ». https://www.cisa.gov/known-exploited-vulnerabilities-catalog (consulté le 3 novembre 2026)
  3. Cybermalveillance.gouv.fr, « Pourquoi et comment bien gérer ses mises à jour ? », 26 novembre 2019. https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/bonnes-pratiques/mises-a-jour (consulté le 3 novembre 2026)
  4. NCSC (Royaume-Uni), « Vulnerability management guidance ». https://www.ncsc.gov.uk/collection/vulnerability-management/guidance (consulté le 3 novembre 2026)
  5. MITRE ATT&CK, « Drive-by Compromise, Technique T1189 - Enterprise | MITRE ATT&CK® ». https://attack.mitre.org/techniques/T1189/ (consulté le 3 novembre 2026)
  6. MITRE ATT&CK, « Exploitation for Client Execution, Technique T1203 - Enterprise | MITRE ATT&CK® ». https://attack.mitre.org/techniques/T1203/ (consulté le 3 novembre 2026)
  7. MITRE ATT&CK, « User Execution, Technique T1204 - Enterprise | MITRE ATT&CK® ». https://attack.mitre.org/techniques/T1204/ (consulté le 3 novembre 2026)
  8. NCSC (Royaume-Uni), « Phishing attacks: defending your organisation », 5 février 2018. https://www.ncsc.gov.uk/guidance/phishing (consulté le 3 novembre 2026)

Citer cet article

Brain, « Mise à jour urgente : pourquoi installer dès que possible », Cyberpedia, 2026. https://startbrain.io/cyberpedia/fr/articles/mise-a-jour-urgente-zero-day/

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