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title: "Juice jacking : les bornes USB piégées"
description: Un appareil ou un port USB piégé peut infecter un téléphone ou un ordinateur. Ce que voit la victime et les réflexes à adopter.
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publisher: Brain (https://startbrain.io)
license: CC BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/)
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updated: "2026-11-03"
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    title: Replication Through Removable Media, Technique T1091 - Enterprise | MITRE ATT&CK®
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# Juice jacking : les bornes USB piégées

Le juice jacking désigne l'idée qu'un port de recharge USB, une borne en libre accès ou un câble laissé sur place serve à attaquer l'appareil qu'on y branche. Les sources citées ici n'emploient pas ce nom et ne décrivent aucune borne publique piégée. Elles documentent en revanche le mécanisme de fond : un appareil relié en USB peut servir à infecter un ordinateur [1], et des clés USB et des appareils branchés ont déjà servi à attaquer des entreprises [1][2].

Cette fiche s'en tient à ce que disent ces sources. Elle ne rapporte ni l'alerte d'un service de police ni une démonstration publique d'attaque, faute de source qui les établisse.

## En 30 secondes

- Où ça arrive : sur un poste ou un téléphone relié par USB à un appareil, un câble ou un support que le salarié ne maîtrise pas.
- Ce que veut l'attaquant : faire exécuter un logiciel malveillant ou simuler un clavier pour installer des programmes [1][2].
- Le réflexe : ne branchez à un équipement de l'entreprise aucun câble, clé ou accessoire d'origine inconnue, et signalez-le à l'équipe informatique.
- Si c'est déjà fait : prévenez sans attendre les personnes chargées de la sécurité, sans craindre de reproche [5][6].

## Questions directes

### Qu'est-ce qu'un câble ou un port USB peut faire de mal ?

Selon la fiche MITRE sur les supports amovibles, un appareil mobile relié par USB à un ordinateur peut l'infecter. Cela peut passer par des appareils Android ou iOS et, dans certains cas, par des câbles de recharge USB [1]. Quand un téléphone est branché, il peut apparaître comme un disque relié en USB. Si un logiciel malveillant compatible se trouve sur le téléphone, il peut infecter la machine, surtout quand la fonction Autorun est activée [1].

### Que voit la victime ?

Les sources citées ici ne décrivent pas les messages affichés à l'écran, ni ceux qui demandent de faire confiance à un appareil. Elles indiquent seulement que le support peut apparaître comme un lecteur de disque [1]. Elles décrivent par ailleurs l'injection de frappes au clavier comme une capacité de certains accessoires [2].

### Un accessoire USB peut-il se faire passer pour un clavier ?

D'après MITRE, oui pour des accessoires et d'autres appareils : parmi les capacités des accessoires matériels utilisés par des équipes d'attaque simulée, la fiche cite l'injection de frappes au clavier [2]. Elle ne parle pas de câble à ce sujet. Le groupe FIN7 a employé des clés USB malveillantes qui se comportaient comme des claviers virtuels pour installer des logiciels malveillants [1].

### Le risque est-il fréquent ?

La fiche MITRE sur les ajouts de matériel écrit que les références publiques d'usage par des attaquants sont rares, alors que beaucoup d'équipes d'attaque simulée y recourent pour obtenir un premier accès [2]. Cette fiche ne permet pas de chiffrer le risque pour une borne publique.

### Est-ce seulement un risque de vol de données ?

Non. MITRE décrit aussi l'exfiltration par un support physique, par exemple un disque externe, une clé USB ou un téléphone [4]. Elle décrit surtout l'installation de logiciels malveillants par les supports amovibles [1].

## Dans la peau de l'attaquant

L'attaquant vise un accès initial. Les sources décrivent deux familles de méthodes. La première est le support amovible qui contient un logiciel malveillant et profite d'Autorun à son branchement [1]. La seconde est l'accessoire plus élaboré : MITRE note que ces ajouts de matériel introduisent de nouvelles fonctions dans un système, au lieu de distribuer seulement des fichiers via un support de stockage [2].

Le CISA décrit l'ingénierie sociale comme l'usage de l'interaction humaine pour obtenir ou compromettre des informations sur une organisation [5]. Dans le cas du courrier FIN7 décrit plus bas, on peut en déduire que la victime doit brancher elle-même le support reçu, mais la source ne le dit pas.

## Ce que vous voyez à l'écran

Dans les sources citées ici, rien ne précise ce qui s'affiche. Deux points ressortent. Un téléphone relié à un ordinateur peut y apparaître comme un lecteur de disque [1]. Et les sources parlent de clés qui simulent un clavier et d'injection de frappes [1][2] : on peut en déduire que ces frappes ne sont pas tapées par la victime, mais les sources ne le disent pas.
## Sous le capot

Les sources donnent ces éléments techniques :

- Autorun : des logiciels malveillants comme Conficker ont utilisé la fonction Autorun de Windows pour se propager par USB [1].
- Faux clavier : des accessoires peuvent injecter des frappes, lire la mémoire du noyau par DMA ou modifier le trafic réseau [2].
- Exfiltration : des données peuvent sortir sur un disque externe, une clé USB, un téléphone ou un lecteur MP3 [4].

Côté défense, MITRE recommande de limiter l'usage des appareils USB et des supports amovibles dans un réseau [3]. La mesure détaillée comprend la désactivation des ports USB par stratégie de groupe et une liste d'appareils autorisés par numéro de série. Elle prévoit aussi des outils de contrôle des appareils qui laissent passer certains types de matériel, comme les claviers et les souris, et en bloquent d'autres [3]. Désactiver Autorun, quand il n'est pas nécessaire, et restreindre les supports amovibles figurent aussi parmi les mesures [1][4].

## Autopsies

### DarkVishnya, accès physique au réseau de banques

MITRE cite le groupe DarkVishnya, qui a branché physiquement un Bash Bunny, un Raspberry Pi, des netbooks et des ordinateurs portables bon marché dans l'environnement de l'organisation visée, afin d'accéder à son réseau local [2]. La référence associée est un article daté du 6 décembre 2018 sur des banques attaquées par connexion directe au réseau local [2]. Les sources citées ici ne donnent pas la date des faits eux-mêmes.

### FIN7 et les clés USB envoyées par courrier

MITRE rapporte que des acteurs de FIN7 ont posté des clés USB à des victimes potentielles. Elles contenaient un logiciel malveillant qui télécharge et installe plusieurs portes dérobées, dont, dans certains cas, pour des opérations de rançongiciel [1]. La fiche renvoie à deux références de janvier 2022, l'une datée du 7 janvier 2022 et l'autre du 13 janvier 2022 [1]. Le même passage mentionne des clés qui agissaient comme des claviers virtuels [1].

### Un câble de recharge cité en référence

La fiche sur les supports amovibles liste, parmi ses références, un article du 12 août 2019 intitulé « This hacker’s iPhone charging cable can hijack your computer » [1]. La source ne résume pas son contenu : elle sert seulement ici à montrer que le câble de recharge fait partie des cas que MITRE évoque.

## Questions de conduite

### Que faire concrètement ?

Les sources ne fournissent pas de consigne propre aux bornes publiques. Les mesures qu'elles donnent portent sur l'organisation :

- Limiter l'usage des appareils USB et des supports amovibles sur le réseau [3].
- Bloquer les appareils et accessoires inconnus par la configuration de sécurité des postes [2][3].
- Signaler. Le CISA conseille à quiconque pense avoir révélé des informations sensibles de prévenir les personnes compétentes de l'organisation, dont les administrateurs réseau [5]. Le NCSC recommande de ne pas réprimander les utilisateurs en difficulté, car ceux qui craignent des sanctions ne signalent pas leurs erreurs [6].

Pour un salarié, cela revient à ne pas relier à son poste un câble, une clé ou un accessoire trouvé ou reçu sans l'avoir demandé, puis à en parler à l'équipe informatique. Cette conduite découle des cas FIN7 et DarkVishnya plus que d'une règle énoncée par une source.

## Sources

1. MITRE ATT&CK, « Replication Through Removable Media, Technique T1091 - Enterprise | MITRE ATT&CK® ». https://attack.mitre.org/techniques/T1091/ (consulté le 3 novembre 2026)
2. MITRE ATT&CK, « Hardware Additions, Technique T1200 - Enterprise | MITRE ATT&CK® ». https://attack.mitre.org/techniques/T1200/ (consulté le 3 novembre 2026)
3. MITRE ATT&CK, « Limit Hardware Installation, Mitigation M1034 - Enterprise | MITRE ATT&CK® ». https://attack.mitre.org/mitigations/M1034/ (consulté le 3 novembre 2026)
4. MITRE ATT&CK, « Exfiltration Over Physical Medium, Technique T1052 - Enterprise | MITRE ATT&CK® ». https://attack.mitre.org/techniques/T1052/ (consulté le 3 novembre 2026)
5. CISA, « Avoiding Social Engineering and Phishing Attacks | CISA », 1 février 2021. https://www.cisa.gov/news-events/news/avoiding-social-engineering-and-phishing-attacks (consulté le 3 novembre 2026)
6. NCSC (Royaume-Uni), « Phishing attacks: defending your organisation », 5 février 2018. https://www.ncsc.gov.uk/guidance/phishing (consulté le 3 novembre 2026)

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Source originale : Cyberpedia, l'encyclopédie publique de cybersécurité et d'IA publiée par Brain. Version canonique : https://startbrain.io/cyberpedia/fr/articles/juice-jacking-bornes-usb-publiques/
Vous pouvez reprendre ce texte librement sous licence CC BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/), à condition de citer « Brain, Cyberpedia » avec un lien vers l'adresse ci-dessus.
