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title: Deepfake vidéo en temps réel en visioconférence
description: Un fraudeur peut prendre le visage et la voix d'un dirigeant en visioconférence. Ce que disent les sources, et la vérification qui protège.
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cite_as: Brain, « Deepfake vidéo en temps réel en visioconférence », Cyberpedia, 2026. https://startbrain.io/cyberpedia/fr/articles/deepfake-temps-reel-visioconference/ (CC BY 4.0)
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updated: "2026-11-03"
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    title: Phishing, Technique T1566 - Enterprise | MITRE ATT&CK®
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    title: AI Risk Management Framework
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# Deepfake vidéo en temps réel en visioconférence

Un appel en visioconférence donne l'impression de parler à une personne connue : on voit son visage, on entend sa voix. Un fraudeur se présente sous les traits d'un dirigeant ou d'un collègue pour obtenir un virement, une information ou un accès.

Cette fiche doit être lue avec une limite en tête. Les sources réunies pour elle décrivent l'hameçonnage en général et la manipulation d'images de visages. Aucune ne décrit un cas de fraude par deepfake en visioconférence. Ce qui suit se limite donc à ce que ces sources établissent, et le texte signale ce qu'elles ne couvrent pas.

## En 30 secondes

- Où ça arrive : dans un échange électronique où l'interlocuteur prétend être une personne de confiance. Le MITRE décrit l'hameçonnage comme une ingénierie sociale transmise par voie électronique, avec l'usurpation d'une source de confiance parmi ses techniques [1].
- Ce que veut l'attaquant : obtenir des informations, souvent des identifiants [2]. Les visages manipulés réalistes sont l'objet de l'étude FaceForensics++ [3]. Le NCSC ajoute les paiements non autorisés [4].
- Le réflexe : pour toute demande importante, vérifier par un second type de communication, règle que le NCSC énonce pour les demandes par courriel [4].
- Si c'est déjà fait : prévenir tout de suite le service chargé de la sécurité. Le NCSC recommande une procédure de signalement claire, sans reproche pour la personne qui a cédé [4].

## Questions directes

### Peut-on reconnaître un deepfake à l'œil nu ?

L'étude FaceForensics++ (2019) examine le réalisme des manipulations de visages et la difficulté de les détecter, automatiquement ou par des humains [3]. Ses auteurs concluent que leur méthode de détection dépasse les observateurs humains [3]. L'étude ne porte pas sur les deepfakes en direct d'aujourd'hui. Les sources du dossier ne fournissent pas de liste de signes visibles à l'écran. Un salarié ne doit donc pas fonder sa décision sur l'impression d'avoir « vu » un défaut ou de n'en avoir vu aucun.

### Qui est visé ?

Le NCSC distingue les services en contact avec le public, qui reçoivent beaucoup de messages non sollicités, des personnes habilitées à accéder à des informations sensibles, à gérer des fonds ou à administrer des systèmes. Ces dernières intéressent davantage un attaquant et peuvent subir une campagne de harponnage sophistiquée [4].

### Que faire d'une demande de virement reçue en visioconférence ?

Appliquer la règle du NCSC : vérifier les demandes importantes par un second type de communication, comme un SMS, un appel téléphonique, une connexion à un compte ou une confirmation en personne [4]. Le NCSC l'énonce pour les demandes par courriel. Le principe, un canal indépendant du premier, s'applique de la même façon à un appel vidéo, mais cette extension est une lecture de la règle et non un texte de la source.

### Faut-il rappeler le numéro donné par l'interlocuteur ?

Les sources décrivent le piège inverse. Le MITRE note que des victimes reçoivent des messages leur demandant d'appeler un numéro, où l'attaquant tente de recueillir des informations confidentielles [2]. Déduction de cet article, qui ne figure pas dans les sources : le numéro fourni par la personne qui demande ne peut pas servir de second canal indépendant, et un numéro déjà connu de l'entreprise est préférable.

### Un employé qui s'est fait piéger risque-t-il une sanction ?

Le NCSC conseille de ne pas réprimander les personnes en difficulté : celles qui craignent des représailles signalent leurs erreurs tard, voire jamais. Il demande que ce message soit soutenu par tous les services, y compris les ressources humaines et la direction [4].

## Dans la peau de l'attaquant

Le MITRE présente l'hameçonnage comme un moyen d'obtenir un accès initial aux systèmes de la victime. Il peut être ciblé sur une personne, une entreprise ou un secteur (on parle alors de harponnage) ou non ciblé [1]. Parmi les techniques décrites : se faire passer pour une source de confiance, usurper l'identité d'un expéditeur, ou s'insérer dans un fil de discussion existant [1].

Une variante vise l'information plutôt que l'exécution d'un code malveillant. Le MITRE explique que l'attaquant cherche alors à faire divulguer des identifiants ou d'autres données exploitables, et qu'il peut y parvenir par des messageries instantanées ou d'autres moyens de conversation électronique [2]. Une sous-technique porte le nom de « Spearphishing Voice », le harponnage par la voix [1].

Le NCSC ajoute que les attaquants exploitent les façons de travailler : ils peuvent pousser quelqu'un à transmettre des informations, mots de passe compris, ou à effectuer des paiements non autorisés [4]. Un faux dirigeant en visioconférence relève de cette logique, mais aucune source du dossier ne le documente.

## Ce que vous voyez à l'écran

Les sources n'établissent aucun signe visuel fiable. Elles disent seulement que des manipulations de visages comme DeepFakes, Face2Face, FaceSwap et NeuralTextures sont assez réalistes pour qu'un banc d'essai ait été construit afin de les détecter [3]. Selon les auteurs, un détecteur entraîné sur ces données surpasse les observateurs humains, même quand la vidéo est fortement compressée [3].

Pour un salarié, la conséquence pratique est de ne pas se fier à l'impression visuelle. Si une demande est inhabituelle, urgente ou touche à l'argent, la vérification par un autre canal s'impose, que l'image paraisse parfaite ou non.

## Sous le capot

Les sources du dossier ne décrivent pas le fonctionnement des échanges de visage ou du clonage de voix en direct. Elles ne permettent donc pas d'écrire ici sur les caméras virtuelles ou la latence. Deux éléments sont établis.

Le premier : FaceForensics++ propose un banc d'essai public pour la détection de manipulations faciales. Il contient un jeu de test caché et une base de plus de 1,8 million d'images manipulées [3].

Le deuxième : le NIST a publié le 26 juillet 2024 un profil consacré à l'IA générative, NIST-AI-600-1. Il peut aider les organisations à identifier les risques propres à ce type d'IA et propose des actions pour les gérer [5]. Le cadre général du NIST est d'usage volontaire [5].

## Autopsies

### Janvier 2019 : une étude examine la détection des visages manipulés

Les chercheurs de FaceForensics++ ont déposé leur étude le 25 janvier 2019 [3]. Ils y notent que les progrès de la synthèse d'images soulèvent des inquiétudes pour la société. Au mieux, écrivent-ils, cela entraîne une perte de confiance dans les contenus numériques [3]. L'étude ne décrit aucune fraude : la détection automatique y dépasse l'œil humain [3].

### Un cas d'hameçonnage chez un établissement financier (date non indiquée)

Le NCSC décrit un cas réel, sans en donner la date. Une société du secteur financier d'environ 4 000 salariés a reçu 1 800 courriels contenant des variantes du logiciel malveillant Dridex, présentés comme une facture urgente [4]. Le filtre en a arrêté 1 750, et 50 sont arrivés dans des boîtes de réception [4]. Sur ces 50, 36 ont été ignorés ou signalés, dont 25 signalés au total, et 14 ont été ouverts [4]. Un seul poste a été infecté, et l'appel du logiciel vers son opérateur a été détecté, signalé et bloqué [4]. Le poste a été saisi, examiné et nettoyé en quelques heures [4]. Ce cas montre l'effet de plusieurs couches de défense, dont le signalement par les salariés. Il ne concerne pas la visioconférence.

## Sources

1. MITRE ATT&CK, « Phishing, Technique T1566 - Enterprise | MITRE ATT&CK® ». https://attack.mitre.org/techniques/T1566/ (consulté le 3 novembre 2026)
2. MITRE ATT&CK, « Phishing for Information, Technique T1598 - Enterprise | MITRE ATT&CK® ». https://attack.mitre.org/techniques/T1598/ (consulté le 3 novembre 2026)
3. arXiv, « FaceForensics++: Learning to Detect Manipulated Facial Images », 25 janvier 2019. https://arxiv.org/abs/1901.08971 (consulté le 3 novembre 2026)
4. NCSC (Royaume-Uni), « Phishing attacks: defending your organisation », 5 février 2018. https://www.ncsc.gov.uk/guidance/phishing (consulté le 3 novembre 2026)
5. NIST, « AI Risk Management Framework ». https://www.nist.gov/itl/ai-risk-management-framework (consulté le 3 novembre 2026)

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Source originale : Cyberpedia, l'encyclopédie publique de cybersécurité et d'IA publiée par Brain. Version canonique : https://startbrain.io/cyberpedia/fr/articles/deepfake-temps-reel-visioconference/
Vous pouvez reprendre ce texte librement sous licence CC BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/), à condition de citer « Brain, Cyberpedia » avec un lien vers l'adresse ci-dessus.
